Pourquoi tester Clickworker
Après Outlier, Mercor et DataAnnotation, toutes les trois lentes ou verrouillées d’une manière ou d’une autre (délais de plusieurs semaines, verrous cachés, refus en cascade), je voulais une plateforme où le premier test se fait en moins d’une heure. Prolific, tenté la veille, m’a mis en liste d’attente sans délai annoncé. Clickworker, lui, tient sa promesse d’accès immédiat.
L’inscription et le tableau de bord
Inscription en ligne, aucun entretien. Le tableau de bord « Clickworker Workplace » s’ouvre directement sur des dizaines de tâches déjà disponibles, sous le libellé « Instant Jobs, no briefings or preparings needed ». C’est la première plateforme testée ici où le pitch marketing colle exactement à ce qui s’affiche à l’écran.
Ce qui est accessible dès la première minute
- Des sondages instantanés (Instant Jobs), plusieurs dizaines visibles d’un coup, chacun affichant sa durée estimée et sa rémunération avant de cliquer.
- Des tutoriels à 0,01 € pièce (photo, vidéo, enregistrement vocal, sondage, catégorisation) : le classique onboarding gamifié qui sert surtout à débloquer les types de tâches suivants.
- Des jobs « Help train an authentication application » à 1 $ par job validé, sur MacOS, Windows ou autre OS séparément, plusieurs milliers de jobs disponibles (1973, 1800 et 1995 vus sur les trois variantes), fenêtre de 480 minutes. Le paiement est conditionné à « customer’s validation », donc pas garanti au moment où la tâche est rendue.
Les vrais taux, mesurés sur 80 sondages
Plutôt que de recopier une fourchette marketing, j’ai relevé le prix et la durée annoncés des 80 sondages instantanés visibles à l’inscription et calculé le taux horaire réel de chacun :
- Taux moyen pondéré : 3,50 $ de l’heure.
- Taux médian : 2,68 $ de l’heure.
- 80 % des sondages (64 sur 80) paient sous 5 $ de l’heure.
- Les extrêmes vont de 0,57 $/h (un sondage de 2 minutes payé 0,03 $) à 29,40 $/h (un sondage de 6 minutes payé 2,94 $), mais ce haut de fourchette est rare, pas la norme.
Concrètement, c’est très en dessous des 14,90 $/h (environ 13,80 €/h) vus sur le projet Aether d’Outlier ou des 40 $/h et plus affichés sur Mercor. Clickworker gagne sur la vitesse d’accès, pas sur le taux horaire des sondages. La comparaison avec les autres plateformes, taux par taux, est dans le comparatif complet et dans le guide des tests d’admission pour ce qui, ailleurs, demande un vrai filtre à l’entrée.
Ce qui reste verrouillé : UHRS
Une section « Assessments » propose de débloquer un partenaire nommé UHRS : « Research, Search Result Evaluation, Annotation, Speech Transcription, Product Testing and more ». C’est la partie la plus proche de l’entraînement d’IA au sens où ce site l’entend (évaluation de pertinence de recherche, annotation, transcription), mais elle n’est pas accessible directement : il faut d’abord réussir un assessment séparé, dont un test de langue française. Rien de constaté sur les taux UHRS pour l’instant, ce sera mis à jour une fois l’assessment passé.
Les inconvénients, les vrais
- Les taux réels des sondages instantanés sont bas : 3,50 $/h en moyenne mesurée, loin des taux affichés par les plateformes spécialisées en AI training.
- Le vrai travail d’entraînement IA (UHRS) est verrouillé derrière un assessment, pas accessible au premier jour malgré l’inscription immédiate.
- Certains jobs, comme les tests d’application, ne payent qu’après validation du client : le rendu de la tâche ne garantit pas le paiement.
- Les « partner platforms » (sondages tiers, tests de jeux) sont des agrégateurs externes avec leurs propres conditions, pas des projets Clickworker à proprement parler.
Où en est mon test
Compte créé le 19/08, solde à 0,00 €, premiers sondages repérés et leurs taux calculés. Prochaine étape : tenter l’assessment French Language Test pour débloquer UHRS et comparer ses taux à ceux des sondages instantanés, puis vérifier les modalités réelles de paiement une fois un premier montant en poche (comment paient les plateformes recense déjà les autres). Les chiffres réels de paiement arriveront dans mes gains, captures à l’appui, et ce que ça implique côté impôts est détaillé dans le guide fiscal.
Pour comparer avec le reste : le comparatif des plateformes.