Pourquoi cette page
Regardez ce que les gens tapent vraiment dans Google à propos de ces plateformes : « assessment test », « qualification test », « test answers », « test tips ». Les tests d’entrée sont LA préoccupation numéro un. Beaucoup cherchent des réponses toutes faites, et c’est une mauvaise idée (j’explique pourquoi dans la FAQ). Voici plutôt ce qui marche, vu que je les passe moi-même.
DataAnnotation : le starter assessment (passé)
Le format que j’ai eu : un bloc d’environ une heure, en anglais. De la compréhension de consignes, de la rédaction, du jugement de qualité sur des exemples de réponses. Pas de code obligatoire pour le tronc commun.
Ce qui compte vraiment :
- Lisez les consignes deux fois. La moitié du test évalue votre capacité à suivre des instructions précises, et c’est logique puisque c’est littéralement le métier.
- Écrivez proprement. Phrases complètes, orthographe, structure. Ils cherchent des gens capables d’expliquer pourquoi une réponse d’IA est bonne ou mauvaise.
- Soignez le profil autant que le test : langues (le français natif est un vrai atout), compétences cochées honnêtement, bio détaillée. Le matching de projets s’appuie dessus.
- Et après, patience. La validation prend des jours, parfois des semaines, sans aucun feedback intermédiaire. C’est opaque pour tout le monde, pas juste pour vous.
Mercor : l’entretien vidéo avec une IA (passé)
Le format : 14 minutes face à un interviewer IA, caméra et micro allumés, en anglais. Trois passages autorisés. Détail important : l’IA connaît votre CV et creuse VOS expériences. Préparez vos propres projets, pas des généralités.
Ma méthode, celle qui a marché :
- Trois exemples concrets de votre domaine, préparés avec des chiffres à dire en anglais. Les questions tournent autour de « décrivez un problème complexe que vous avez résolu », « comment abordez-vous un sujet nouveau », « qu’est-ce qui fait une réponse de qualité ».
- Parlez lentement. L’IA transcrit, donc un anglais lent et clair score mieux qu’un anglais rapide et brouillon. L’accent français ne pénalise pas.
- Une structure simple par réponse : l’affirmation, un exemple, un chiffre. Puis on s’arrête, pas la peine de meubler.
- Le premier passage peut servir d’échauffement, il en reste deux.
- Côté matériel : téléphone calé à hauteur des yeux, lumière de face, pièce calme, notifications coupées.
Bonus non négligeable : une fois réussi, cet entretien est réutilisé pour tous les rôles qui l’exigent. Un seul passage débloque tout le catalogue compatible. Le reste du parcours Mercor est dans ma fiche détaillée.
Outlier : les skills screenings (en cours)
La règle qui change tout : 3 tentatives de screening par période de 30 jours, tous skills confondus. Chaque échec grille une cartouche.
Ma stratégie :
- Commencer par le skill le plus sûr. Pour un francophone, le skill French : un pass rapide qui sécurise l’accès à des projets.
- Ensuite un skill technique que je peux défendre réellement.
- Et garder la troisième tentative en réserve pour le mois.
- Ce qu’il ne faut pas faire : screener « pour voir » sur un skill qu’on ne maîtrise pas. Cartouche perdue, et le profil en garde la trace.
Le contexte complet est dans ma fiche Outlier.
Ce que ces tests cherchent vraiment
Pas des génies. Des gens fiables, précis, capables de suivre des consignes et d’expliquer un jugement. La préparation qui paie : être reposé, au calme, lire chaque consigne deux fois, répondre honnêtement. Parce que le test calibre les tâches qu’on vous confiera après, autant qu’il vous ressemble.
Et une fois admis, il reste la question que personne ne traite en français : déclarer ces revenus.